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Quels sont les enjeux RSE pour les entreprises en 2025 ?

L'année 2025 s'annonce comme un tournant décisif pour les entreprises dans leur démarche RSE. Dans cet article, nous explorons les enjeux prioritaires.

March 2, 2025
Atelier collaboratif avec plusieurs personnes échangeant autour de cartes thématiques sur une table, illustrant des concepts liés à l'engagement et au travail en équipe

Après une année 2024 marquée par une accélération des pratiques en matière de transparence et de réduction de l'empreinte carbone, les organisations doivent désormais franchir un cap : celui de l'intégration complète des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance dans leur fonctionnement quotidien.

Quels sont ces enjeux prioritaires pour 2025 ? Quels défis attendent les entreprises pour transformer leurs ambitions en actions durables ? Autant de questions dont les réponses se trouvent dans cet article !

Consultez également notre article présentant le guide pratique de la démarche RSE

Les 4 piliers essentiels de la RSE

Avant d’aborder les spécificités de l’année 2025, rappelons que les politiques RSE reposent sur quatre piliers fondamentaux.

La Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) englobe un large éventail d'enjeux qui touchent à la manière dont une entreprise interagit avec ses parties prenantes, y compris ses salarié·es, ses clients, la société dans son ensemble ainsi que l'environnement.

Les principaux enjeux RSE des entreprises sont les enjeux économiques, sociaux, environnementaux et de gouvernance.

1. Responsabilité environnementale

Elle concerne les actions et les politiques mises en place par une entreprise pour réduire son empreinte environnementale.

Plus que la réduction de l’empreinte carbone, 2025 met l’accent sur une approche englobant tous les enjeux du développement durable, tels que la préservation de la biodiversité, la gestion durable des ressources naturelles, la réduction des déchets et la promotion de l'efficacité énergétique.

Ces enjeux sont essentiels pour assurer un équilibre durable entre les besoins économiques, environnementaux et sociaux.

2. Responsabilité sociale

La responsabilité sociale d’une entreprise se divise en deux volets complémentaires : l'engagement envers ses salarié·es et celui envers les communautés.

  • Engagement envers les salarié·es : Il s’agit de la manière dont une entreprise traite ses équipes, y compris la garantie de conditions de travail sûres et équitables, le respect des droits humains au travail, la promotion de la diversité et de l'inclusion, ainsi que la formation et le développement des compétences. Être responsable socialement, c'est aussi accepter d'ouvrir le dialogue entre la Direction et les équipes en interne.
  • Engagement communautaire : Les entreprises sont de plus en plus encouragées à s'engager activement auprès des communautés locales dans lesquelles elles opèrent, en apportant un soutien financier, en faisant du mécénat de compétences ou en fournissant des ressources pour des initiatives sociales. Un enjeu qui, selon nous, doit plus que jamais être développé par les sociétés. Rendez-vous à la fin de l'article pour en savoir plus !

3. Responsabilité économique

Achats responsables, optimisation des coûts, transparence envers les parties prenantes... autant d'actions en matière d'économie qui visent à créer une politique RSE centrée sur son écosystème dans le but de transformer durablement son système économique.

Être responsable économiquement, c'est aussi anticiper les risques.

4. Gouvernance d'entreprise responsable

Par gouvernance, on entend l'ensemble des règles et pratiques qui dirigent et contrôlent une entreprise.

La mise en place de pratiques de gouvernance transparentes et responsables, la garantie de l'indépendance du conseil d'administration, la prise en compte des intérêts des actionnaires et des autres parties prenantes sont quelques exemples applicables pour répondre à ce quatrième enjeu.

Les 5 enjeux prioritaires pour 2025

1. Aller au-delà du carbone

Si l'empreinte carbone reste une priorité, 2025 appelle à une approche plus large de l’impact environnemental. Les entreprises sont invitées à intégrer des indicateurs mesurant l’usage des ressources, la préservation de la biodiversité, et la gestion des risques liés à l’eau, tout en adoptant une stratégie basée sur le modèle ERC : Éviter, Réduire, puis Compenser les impacts.

Les entreprises qui possèdent des terrains, comme des sites industriels ou des bureaux avec des espaces extérieurs, jouent un rôle clé dans la préservation de la biodiversité. La réglementation exige des actions concrètes pour éviter toute perte nette de biodiversité, comme restaurer des espaces naturels ou intégrer des pratiques agricoles ou industrielles responsables.

En alliant ambition environnementale et cadre méthodologique, les entreprises peuvent transformer ces obligations en opportunités de différenciation et d’innovation durables.

Pour aller plus loin : Labels et certifications RSE : tout savoir pour faire le bon choix !

2. S'adapter au changement climatique

L’adaptation devient un paradigme central en 2025. Plus qu'une gestion des risques, il s'agit d'un changement structurel : intégrer la résilience climatique dans l'ensemble des activités de l'entreprise. Les épisodes climatiques extrêmes observés en 2024 appellent à une préparation accrue pour garantir la continuité des activités et la sécurité des salarié·es.

Bon à savoir : L'ADEME a lancé de nouveaux outils open source en mars 2025 pour aider les entreprises à diagnostiquer leur vulnérabilité aux aléas climatiques.

3. Renforcer la transparence avec la CSRD

La CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) concerne les entreprises de plus de 250 salarié·es (ayant un bilan supérieur à 25 millions d'euros et/ou un chiffre d'affaires dépassant les 50 millions d'euros), mais également les petites et moyennes entreprises (PME) cotées en bourse.

Les entreprises devront désormais présenter un reporting extra-financier plus détaillé, intégrant la double matérialité (financière et d’impact). Cette réglementation encourage une plus grande transparence vis-à-vis des parties prenantes, notamment les investisseurs et les consommateur·ices.

À noter : Dans l’objectif d’alléger la charge de déclaration pesant sur les entreprises, du projet Omnibus, de nouvelles mesures ont été annoncées par l’exécutif européen concernant la CSRD.

Suite à cette annonce, les exigences de reporting ne s'appliqueront plus qu'aux grandes entreprises de plus de 1000 salarié·es, avec un chiffre d'affaires supérieur à 50 millions d'euros ou un total de bilan supérieur à 25 millions d'euros.

Aussi, les évolutions résides aussi dans le report de deux ans (jusqu'en 2028) des exigences de reporting pour les entreprises qui sont tenues actuellement de produire un rapport à partir de 2026 ou 2027 et les PME cotées avec une entrée en vigueur prévue en 2027.

Pour en savoir plus sur ces nouvelles mesures, vous pouvez vous référer au site de la Commission européenne.

4. Digitalisation de la RSE : l’exemple des dons financiers

La digitalisation de la RSE est devenue un levier essentiel pour les entreprises cherchant à optimiser leur engagement social.

En 2023, les dons ponctuels en ligne ont enregistré une augmentation significative de 12,3 % par rapport à 2022, et représentent désormais 30 % des dons collectés, contre 20 % en 2019. Cette tendance montre l’importance croissante des outils numériques dans la collecte de fonds, et rend les démarches plus accessibles et mesurables.

“Entre 2010 et 2021, le montant des seuls dons déclarés aux services fiscaux français par les particuliers a été multiplié par 2 et celui des entreprises par 2,3”
Le Monde

Les dons financiers augmentent, mais nous nous devons d’aller encore plus loin. Chez Komeet, nous l’avons bien compris. C’est pourquoi nous avons développé un module de collecte de dons, directement intégré à la plateforme d’engagement des collaborateur·ices. L’association du don de temps et du don d’argent génère un double impact non négligeable pour les associations.

Découvrez la solution de dons de Komeet, pour faciliter le don financier des entreprises aux associations !

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5. Diversité, inclusion et égalité des genres

L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes reste un enjeu majeur pour 2025, avec un écart salarial de 9 % entre les femmes et les hommes à poste équivalent et compétences égales en France (Ministère de l’Égalité entre les femmes et les hommes).

Ce déséquilibre, bien que des avancées aient eu lieu, reflète les obstacles structurels, comme le sexisme, le plafond de verre et la discrimination au travail. Les entreprises doivent mettre en place des actions concrètes pour lutter contre ces inégalités, notamment à travers des programmes de sensibilisation, de formation et des politiques de rémunération équitable.

Parallèlement, la question de l'inclusion des personnes en situation de handicap et des personnes LGBTQIA+ devient cruciale pour une véritable transformation des environnements de travail. L’inclusion ne se limite pas à la simple représentation, mais implique également de garantir un accès équitable aux opportunités professionnelles, un environnement de travail sûr et respectueux, et des politiques adaptées aux besoins de toutes et tous.

En effet, les embauches de personnes handicapées ont diminué de 6 % en 2023, mais les efforts pour maintenir ces collaborateur·ices en poste ont progressé de +4 %
AGEFIPH

Par ailleurs, bien que des avancées aient été constatées, l’entreprise demeure la troisième sphère de discriminations pour les individus LGBTQIA+, après la famille et internet (source).

Ces chiffres démontrent la nécessité d’actions concrètes pour bâtir des environnements de travail inclusifs et respectueux. Cela inclut des politiques adaptées, une sensibilisation accrue et la garantie d’un accès équitable aux opportunités professionnelles pour tous.

Et l'engagement sociétal dans tout ça ?

Et si l’un des enjeux de l’engagement sociétal en 2025 consistait aussi et surtout à concentrer ses efforts sur des actions qui comptent vraiment ?

Chez Komeet, nous considérons que l’engagement sociétal ne peut pas être une simple démarche ponctuelle : c’est un enjeu constant, car les associations font face à des besoins permanents. Ces structures, souvent au cœur des défis sociaux et environnementaux, ont besoin d’un soutien régulier et durable. C’est pourquoi les entreprises ont un rôle clé à jouer pour répondre à ces attentes de manière cohérente et structurée.

En tant qu’expert·es de l’engagement sociétal en entreprise, nous avons eu l’occasion depuis 2017 de participer à la création de nombreux programmes d’engagement dans des structures de taille variée.

Au sein de Komeet, nous sommes persuadés que, pour avoir un véritable impact auprès des associations, il est préférable de faire des choix. La question n’est plus de s’éparpiller dans des causes trop variées par peur de ne pas arriver à embarquer ses collaborateur·ices dans son programme d’engagement.

Choisissez un nombre limité d’associations et/ou idéalement une grande cause et soutenez-la toute l’année à travers l’ensemble des leviers activables (mécénat financier, mécénat de compétences et mécénat en nature). Organiser sa stratégie de cette manière est pour nous l’assurance de réaliser des actions concrètes qui auront un véritable intérêt pour les publics bénéficiaires.

Qu’est-ce qui compte pour répondre à ces enjeux RSE ?

Plutôt que de partir d’un cadre théorique rigide, commencez par écouter ce qui compte vraiment pour vos parties prenantes : salarié·es, clients, partenaires. Quelles sont leurs préoccupations ?

Par exemple, vos salarié·es pourraient vouloir des initiatives de télétravail plus poussées pour réduire leur empreinte carbone, tandis que vos clients pourraient s'intéresser à la durabilité de vos produits.

Une fois ces priorités identifiées, fixez des objectifs quantifiables et réalistes et mettez en place des actions concrètes. Par exemple, au lieu d’un vague “réduire nos émissions”, engagez-vous à réduire de 20% vos émissions liées au transport d’ici trois ans grâce à des solutions comme les transports électriques.

Enfin, la transparence est cruciale. Publiez des résultats clairs et accessibles, pas seulement un rapport RSE dense et peu propice à la lecture. Mieux encore, organisez des rencontres ou des webinaires pour échanger directement avec vos parties prenantes et montrer votre progression.

L’objectif est de rendre votre démarche RSE à la fois tangible et alignée avec les besoins réels des personnes que vous servez. En somme, c’est bien plus qu’une case à cocher – c’est un levier pour fédérer et innover.

Perspectives pour les entreprises : vers un impact global

L'année 2025 offre une opportunité unique pour les entreprises de devenir des leaders du changement en matière de RSE. Cela implique de dépasser les initiatives ponctuelles pour intégrer des actions concrètes à tous les niveaux, dans le but de répondre aux enjeux sociaux, environnementaux et économiques actuels.

Les défis à venir, tels que l'adaptation au changement climatique, la réduction des discriminations et la promotion d'environnements inclusifs, nécessitent une vision ambitieuse et des engagements mesurables.

L'objectif est clair : transformer les ambitions en résultats tangibles, qui bénéficieront non seulement aux entreprises, mais aussi à la société et à la planète.

Les entreprises qui s'engagent pleinement dans cette transformation gagneront non seulement en crédibilité et attractivité, mais contribueront aussi à une économie plus durable et équitable.

Envie de faire de votre entreprise un acteur du changement ? Découvrez comment nos solutions peuvent vous aider à relever ces défis et à maximiser votre impact durable dès aujourd’hui.

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